" Après le bal " Ramon Casas y Carbo 1895

" Après le bal " Ramon Casas y Carbo 1895

Panier 09-2020

 


Michaud, Y. (2020). Ceci n'est pas une tulipe. Art, luxe et enlaidissement des villes. Ed. Fayard
https://www.fayard.fr/documents-temoignages/ceci-nest-pas-une-tulipe-9782213716909

Lecture : https://www.youtube.com/watch?v=RLVvYZn8G7Q 3 min
Entretien avec Yves Michaud "Il y a une privatisation de la décision sur l'espace public" https://www.youtube.com/watch?v=xqN1Qnd2J3w 14 min


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Xilonen, A. (2017). Gabacho. Ed. Liana Levi
https://www.lianalevi.fr/catalogue/gabacho/

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Detambel, R. (2008). Notre-Dame des sept Douleurs. Ed. Gallimard. 
Entretien avec Régine Detambel : https://www.youtube.com/watch?v=LoPTmyIGaUs 8min

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Zanon, C. (2020). Pepe Carvalho.Tout fout le camp. Ed. Seuil.

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Hardy, F. (2016). Un cadeau du ciel. Editions des équateurs.

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Micheron, H. (2020). Le jihadisme français. Quartiers, Syrie, Prisons. Ed. Gallimard.

http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Esprits-du-monde/Le-jihadisme-francais

https://www.youtube.com/watch?v=LWxD5QuG_T4&feature=emb_logo

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Rahimi, A. (2008). Syngué sabour : pierre de patience. Ed. P.O.L.

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Murakami, H. (2011). Au sud de la Frontière, à l'ouest du soleil. Ed. 10/18.

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T. Powers, C. (2011). En mémoire de la forêt. Ed. Sonatine.
Prologue cité par http://aproposdelivres.canalblog.com/archives/2011/06/21/21378448.html
Nos forêts sont des lieux sombres, des lieux secrets, mais néanmoins des lieux fréquentés. Peut-être se méprend-on sur leur étendue tant l'image qui prévaut est celle d'un pays hérissé d'aciéries, de cokeries, d'usines fabriquant des tanks et des machines lourdes. Et pourtant elles sont vastes, ces forêts, il émane de leur tristesse mélancolique et méditative une telle impression d'isolement qu'on a du mal, pour certaines d'entre elles, à imaginer qu'un pied humain ait pu un jour fouler leurs feuilles mortes. Mais bien sûr il n'en est rien, car la Pologne est un vieux pays de la vieille Europe.
Dans une des régions qui bordent la frontière orientale, j'ai eu l'occasion de visiter une vieille forêt dont on disait qu'elle était la dernière forêt primitive d'Europe. Au cœur de ces bois épais, silencieux, que les lames ou les scies n'ont jamais touchés, avec ces chênes immenses et ces énormes pins effondrés qui pourrissent au sol pendant des décennies, on trouve des monticules circulaires, délicatement dessinés, qui peuvent parfois s'élever à deux mètres cinquante au-dessus du sol. Sur une de ces buttes, un chêne a poussé jusqu'à atteindre une hauteur de peut-être quarante mètres. Il doit avoir entre 600 et 700 ans. Son emplacement, précisément au sommet de la butte, est un petit mystère en soi : le gland est-il tombé ici par hasard ou a-t-il été planté ? Car sous ce tertre, protégés par les racines enveloppantes de ce géant, gisent les ossements pulvérisés de quelques-uns de mes plus vieux ancêtres, chefs anonymes des tribus slaves qui ont marché, ou chassé ou combattu, non seulement dans cette forêt, mais dans les bois les plus proches de ma maison, ceux que je connais, ou croyais connaître. Aujourd'hui, je repense souvent à cela : il y a toujours eu quelqu'un ici, une trace, une empreinte de pas laissée au fil des saisons, des générations de feuilles mortes et de pourriture. Au cœur de cette immobilité vide, bruissante, attirante, il y a toujours eu quelqu'un.



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